Interrogations Fréquentes

« On me dit que je n’ai rien, que c’est dans la tête. Suis-je fou ? »

La douleur chronique est une maladie à part entière et non, vous n’êtes pas « fou ». Votre souffrance est bien réelle et parfaitement insupportable. La nier ne la fera pas diminuer, au contraire.

« Peut-on guérir de douleurs chroniques ? »

Chaque patient est singulier, unique., c’est ce que nous enseigne le modèle biopsychosocial. Certains patients, au fil de la prise en charge, verront leur douleur significativement diminuer sans pour autant disparaitre totalement mais ils auront appris à la gérer et la réduire.

Le but du travail que nous conduirons ensemble sera d’apprendre les techniques permettant de moduler la douleur, de vivre au mieux avec et reprendre des activités sociales, une activité professionnelle.

Un patient qui a subi de multiples stress, physiques et psychologiques, et se trouve depuis des années, voire depuis l’enfance, en état de stress post traumatique non identifié ne réagira pas de la même façon qu’un patient qui traverse, ponctuellement, une période dépressive.

« Quelles techniques et quelles approches utilisez-vous pour la prise en charge de la douleur chronique ? »

L’approche que je propose repose sur plusieurs approches distinctes et complémentaires.

L’hypnose, la rééducation cérébrale, la méditation pleine conscience, l’EMDR, la reprise d’un sport à intensité modérée (après accord du médecin et du kinésithérapeute), la psychothérapie sont des techniques qui ont montré, en complémentarité, leur efficacité.

Chaque patient est singulier, chaque histoire est singulière, chaque douleur chronique est singulière même si les mécanismes psychiques et physiologiques restent les mêmes. 

C’est ce que les spécialistes rappellent quand ils parlent de « modèle bio psychosocial » de la douleur.

 

Pour démarrer, voici déjà quelques pistes

    • Il est essentiel de prendre conscience de votre corps, de votre peau, de vos organes. En développant votre capacité à ressentir votre corps, en prenant conscience de vos articulations, de vos muscles, de vos organes vous allez progressivement affiner votre cartographie corporelle. Cela, en retour, va vous permettre de visualiser et reprendre le contrôle sur certaines parties de votre corps.
    • Les mots et les métaphores que vous employez ont une incidence directe sur vos perceptions douloureuses. Certaines expressions envoient un message de menace à votre cerveau.  Apprenez à parler différemment pour le rassurer. Dire, par exemple, « inconfort ou gène » à la place de « douleur » aura un effet positif.  Continuez et donnez-vous pour objectif de le faire de façon systématique.

    • Rappelez-vous : le cerveau ne fait de différence entre un mouvement exécuté et un mouvement visualisé. Les mêmes zones du cerveau s’activent si vous marchez ou si vous vous voyez en train de marcher… Chaque mouvement que vous ferez en toute sécurité (en visualisant d’abord) vous aidera à rééduquer votre système nerveux. Les nerfs peu à peu se désensibiliseront.